
Il est important de pouvoir atteindre les enfants et les jeunes dans toute leur diversité, quels que soient leur âge, leur groupe socioéconomique et leurs intérêts, qu'ils vivent en milieu urbain ou rural, dans la rue ou en banlieue, y compris les membres des Premières nations, les Inuits et les Métis ainsi que les jeunes gais et lesbiennes. Les politiques et programmes globaux qui interviennent de façon précoce réussissent mieux à retarder la première utilisation de substances et à atténuer ultérieurement les problèmes liés à la toxicomanie. Les programmes qui tiennent compte de la réalité de la consommation de substances chez les adolescents et qui visent à en réduire les méfaits possibles ont plus de chances de porter fruits que les programmes qui ne misent que sur l'abstinence. Il est également important de transmettre des messages qui sont fondés sur des faits, qui tiennent compte de l'âge des jeunes et qui leur sont compréhensibles et concrets. Par exemple, Internet ainsi que les médias et la culture populaires sont des véhicules par excellence pour rejoindre les enfants et les jeunes. En raison de l'omniprésence de la culture populaire dans la vie des jeunes, les messages de prévention et de promotion de la santé du Cadre national doivent présenter une perspective plus équilibrée, de façon à atténuer la « valorisation » de l'alcool et des autres drogues dont il est souvent question dans les médias populaires.
La consommation problématique de substances par les adultes est un puissant facteur d'influence sur les choix futurs que font les enfants et les jeunes. Par moments, un tel comportement de la part de personnes telles que les parents et les voisins a un effet direct sur la sécurité des enfants et des jeunes (p. ex. matières dangereuses dans les maisons où de la marijuana ou des drogues synthétiques sont produites illégalement). La recherche continue de démontrer que les enjeux liés à la consommation de substances et à la toxicomanie doivent être traités à même le contexte familial et communautaire du jeune. Sans la participation des parents et de la famille, l'intervention risque d'être moins efficace. Il est donc important de promouvoir et de favoriser un type de prévention et de traitement qui met également à contribution les parents et le milieu familial. Ce genre d'interventions a souvent des chances d'exercer une influence durable dans la vie des enfants et des jeunes, ainsi que dans les décisions qu'ils prennent.
Pour élaborer des stratégies qui portent fruits, il faut pouvoir amener les jeunes à y participer de façon enrichissante dès le début et tout au long du parcours. Il faudrait investir dans des programmes d'intervention scolaire soutenus à long terme, des programmes globaux de prévention et de santé incluant des messages judicieux sur les méfaits associés à la consommation de substances notamment durant la grossesse, des approches qui visent à améliorer la résilience et à promouvoir des facteurs protecteurs, un meilleur accès à des programmes de traitement axés sur les jeunes et la mise en oeuvre de politiques publiques, comme un accès restreint à l'alcool.
Mise à jour
Un dialogue est en cours en vue de définir comment aborder cette question prioritaire. Si votre organisation aimerait examiner des façons de résoudre les problèmes touchant les jeunes, veuillez communiquer avec le Secrétariat.