Mieux faire connaître et comprendre la consommation problématique de substances Réduire les méfaits liés à l’alcool S’attaquer à l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF) Prévenir la consommation problématique de produits pharmaceutiques Examiner les questions d’application de la loi Soutenir le perfectionnement de la main-d’œuvre Mettre en œuvre un programme national de recherche et faciliter le transfert des connaissances Améliorer la qualité, l’accessibilité et la gamme des options de traitement pour la toxicomanie, y compris les troubles liés à la consommation de substances (Traitement) Moderniser les cadres législatifs, réglementaires et politiques Mettre l’accent sur les enfants et les jeunes Tendre la main au Nord canadien Répondre aux besoins des Premières nations, des Inuits et des Métis Répondre aux problèmes relatifs aux détenus Sensibiliser le public aux toxicomanies : créer une volonté d’agir Atelier thématique des politiques nationales sur l'alcool Atelier thématique national sur l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF) Prévenir la consommation nocive de psychotropes l’atelier thématique national sur l’application de la loi Services policiers et leurs partenaires : Gestion des approvisionnements et réduction de la demande Atelier thématique du Perfectionnement de la main d’oeuvre Atelier thématique national sur la recherche Atelier thématique nationale sur l'amélioration de la qualité, de l'accessibilité et de la gamme des options de traitement de la toxicomanie (Traitement) Atelier thématique national sur les Services correctionnels Symposium national sur le langage
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Améliorer la qualité, l’accessibilité et la gamme des options de traitement pour la toxicomanie, y compris les troubles liés à la consommation de substances (Traitement)

Mise à jour

Le document Approche systémique de la toxicomanie au Canada : Recommandations pour une stratégie nationale sur le traitement est l’aboutissement des travaux d’un groupe de travail pancanadien créé en 2007 et chargé d’améliorer la qualité, l’accessibilité et la gamme des options de traitement pour la toxicomanie – l’une des 13 priorités du Cadre national d’action pour réduire les méfaits liés à l’alcool et aux autres drogues et substances au Canada. Des organismes ont décidé de prendre en charge et d’appuyer cette priorité, soit les Services de santé mentale et de toxicomanie de la Colombie-Britannique, le Centre de toxicomanie et de santé mentale et le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies. Les membres du groupe provenaient de divers secteurs, territoires et provinces et possédaient de l’expérience et de l’expertise clinique, politique, gouvernementale, communautaire et sur les Premières nations, les Inuits, la clientèle et les soignants. De plus, la coprésidence du groupe était assurée par deux représentants du Conseil exécutif canadien sur les toxicomanies (CECT), soit Gail Czukar, du Centre de toxicomanie et de santé mentale, et Patrick Smith, des Services de santé mentale et de toxicomanie de la C.-B. Le groupe s’est inspiré de documents portant sur les connaissances actuelles et les pratiques exemplaires ainsi que de son expertise pour rédiger un rapport factuel complet.

Le Groupe de travail sur la stratégie nationale sur le traitement s’est inspiré de cinq documents pour susciter la discussion et rédiger le rapport final. Au nom du groupe de travail, les coprésidents voudraient souligner l’aide précieuse apportée par les auteurs de ces documents :

Responding to the Risks and Harms of Problem Substance Use: Rethinking the Continuum of Care
Deborah Ross, Services de santé mentale et de toxicomanie de la C.-B.
Wayne Skinner, Centre de toxicomanie et de santé mentale
David Brown, Services de santé mentale et de toxicomanie de la C.-B.

Background Paper on Substance Abuse Treatment Indicators and Performance Monitoring in Canada
Gerald Thomas, Centre de recherche en toxicomanie de la C.-B.

Improving Practice in Substance Use Treatment Through Knowledge Exchange: Promoting Synergies Between Research and Practice
Peter Coleridge, Services de santé mentale et de toxicomanie de la C.-B.
Dan Reist, Centre de recherche en toxicomanie de la C.-B.
Eugenia Didenko, Centre de recherche en toxicomanie de la C.-B.
David Brown, Services de santé mentale et de toxicomanie de la C.-B.

Raising Substance Use Treatment on the Policy Agenda
Rebecca Jesseman, Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies

Applying a gender and diversity analysis to the Canadian treatment system: Providing Population Informed Treatment
Gloria Chaim, Centre de toxicomanie et de santé mentale
Nancy Poole, Centre d’excellence de la C.-B. pour la santé des femmes

Mises à jour du Groupe de travail sur la stratégie nationale sur le traitement :

La recherche a démontré que pour réduire la morbidité, la mortalité et l'utilisation des soins de santé, il est rentable d'offrir une gamme d'options de traitement pour la toxicomanie, y compris les troubles liés à la consommation de substances. Il s'agit donc, comme préalable, de répartir les ressources de façon judicieuse pour assurer un niveau approprié de soins. La santé des Canadiens serait sûrement améliorée si on assurait une meilleure intégration des programmes et services dans les systèmes de soins de santé, de santé mentale, d'éducation, de services sociaux et de justice pénale. 

En assurant une telle intégration, beaucoup plus de Canadiens pourraient se prévaloir d'une gamme de traitements adéquats, p. ex. des interventions brèves de counseling par des travailleurs des soins de santé et des services sociaux.  Cette intégration aurait également d'autres avantages, notamment une amélioration des taux de dépistage et de repérage dans les établissements de soins de santé, une meilleure formation des stagiaires et des cliniciens en matière d'abus de substances et de troubles concomitants et une meilleure prestation de services de la part des établissements de santé qui ne disposent que de programmes de traitement rudimentaires.  

À l'heure actuelle, bon nombre de Canadiens n'ont pas accès à la gamme complète de programmes et de services faisant partie du continuum du traitement. Une prestation complète comprendrait les composantes suivantes : interventions brèves, traitement de jour et de consultations externes plus intensif, ainsi que pharmacothérapie et traitement en établissement de courte et de longue durée. Les traitements offerts actuellement aux personnes atteintes de troubles concomitants peuvent être inadéquats voire inexistants, même dans les grands centres urbains. Les personnes aux prises avec de graves troubles liés à l'abus de substances ne jouissent pas d'une égalité d'accès en ce qui concerne le soutien social et les traitements médicaux indispensables à leur rétablissement à long terme. En outre, le traitement en établissement et pour personnes hospitalisées et les services de gestion du sevrage pour jeunes pourraient être considérablement améliorés d'un bout à l'autre du pays. 

Il est généralement admis que le Canada doit accroître le financement du soutien pharmacologique en vue d'assurer un traitement complet des troubles liés à l'abus de substances. Par exemple, le naltrexone et le disulfirame ne sont pas suffisamment prescrits et ne sont pas toujours couverts par les régimes d'assurance-médicaments provinciaux. Ce ne sont pas toutes les collectivités du pays qui ont accès à un traitement à la méthadone; du reste, l'acamprosate et la buprénorphine ne sont pas encore largement accessibles au Canada. 

Planificateurs, cliniciens et chercheurs en toxicomanie doivent collaborer pour veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à une gamme de services et de programmes efficaces et de haute qualité qui s'inscrivent dans le continuum du traitement. Le gouvernement et le public doivent comprendre, grâce à la sensibilisation, que l'on devrait accorder au traitement de l'abus de substances la priorité qu'il mérite. Il faut accroître la collaboration avec les divers intervenants dans les systèmes de soins de santé, d'éducation, de services sociaux et de justice pénale, de façon à s'assurer que des services et des programmes de traitement efficaces sont accessibles aux toxicomanes et aux personnes aux prises avec des troubles liés à la consommation de substances, au moment et à l'endroit où elles en ont besoin.