
On reconnaît sans exception dans le pays que l'alcool est, après le tabac, la substance qui cause le plus de méfaits. La consommation problématique d'alcool a donc été présentée comme la toute première priorité à aborder parce qu'elle contribue de façon importante au fardeau des maladies.
La consommation d'alcool peut entraîner le décès et des blessures graves dus à des collisions de voiture, au suicide, à la violence, aux effets sur la santé, à la maladie mentale et à l'ETCAF. Les importants coûts sociaux et économiques de la consommation problématique d'alcool comprennent la perte de productivité et les efforts accrus d'application de la loi. La réduction des méfaits liés à l'alcool est un défi particulièrement préoccupant dans les communautés autochtones et chez les jeunes, les personnes âgées et les femmes enceintes. Les effets de l'alcool en milieu de travail sont aussi inquiétants.
De nombreux intervenants au Canada agissent de diverses façons pour prévenir, réduire et combattre les méfaits de l'alcool. Les responsabilités sont très dispersées entre les paliers de gouvernement, les organisations non gouvernementales, le milieu universitaire et l'industrie elle-même.
Cependant, certaines responsabilités sont partagées, notamment la prévention, la recherche, la taxation, la réglementation et la publicité responsable. Toutefois, il est nécessaire de cerner les domaines spécifiques où les partenaires pourront utiliser chacun leur influence en vue d'une action d'envergure nationale.
Dans certaines circonstances limitées, les données probantes appuient fermement la nécessité de s'attaquer à la consommation problématique d'alcool, tout en reconnaissant les effets positifs documentés sur la santé et les relations sociales associés à une consommation modérée d'alcool. Les mesures à prendre comprennent une combinaison de politiques axées sur la population et d'interventions ciblées, notamment : adopter une action complète et coordonnée visant à encourager les professionnels de la santé qui s'occupent des buveurs dangereux ou à risque à avoir recours au dépistage systématique et aux interventions brèves; concevoir et promouvoir des politiques visant à réduire les cas de maladie chronique, y compris l'ETCAF; aborder le contexte où l'on boit (p. ex. dans les bars, lors d'événements sportifs, etc.) et promouvoir le recours à des interventions ciblées (p. ex. formation des serveurs et des portiers); structurer les taxes et les prix de l'alcool à des fins précises; développer une culture de consommation à faible risque plutôt qu'une culture de consommation excessive pour les jeunes et les adultes.
Mise à jour
En novembre 2004, le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies a tenu un atelier thématique, commandité par Santé Canada, Politique nationale sur l'alcool pour :
Le Groupe de travail sur la stratégie nationale sur l'alcool, dont les membres proviennent de divers secteurs, a été formé et s'est réuni deux fois, soit en décembre 2005 et en mars 2006. Le groupe a plusieurs objectifs : préciser les politiques qui permettront de réduire les méfaits liés à l'alcool, tout en tenant compte des avantages que procure la consommation d'alcool à la société; formuler des recommandations d'envergure nationale et décrire brièvement des mécanismes qui favoriseront la coordination et la collaboration intrasectorielles et intersectorielles; appuyer l'élaboration d'une stratégie nationale sur l'alcool complète et coordonnée.